C'est la fin de l'année, et l'absence de propos qui n'intéressent personne se faisant fortement ressentir, je me devais de ressortir ma plume numérique pour l'envoyer dans quelques yeux mal tombés. Du coup, ayant vu passer pas mal de possibilités de sujets pour d'innombrables billets, j'ai pensé faire simple et pas du tout original avec un bilan. J'imagine tout de suite les ringards repenser à une certaine chanson, mais comme je suis un homme de goût, je ne me ferai pas l'affront de l'écrire. Sachez juste, vous qui avez pensé à cette chanson, que je vous conchie.

Bref, bienvenue en 2013, et bon débarras. Une année où le monde devient de plus en plus raciste (de toute façon, on sait tous que les noirs n'ont pas d'âme), où l'Espagne fait un bond de géant en arrière en disant non à l'avortement (dites-vous que le monde est déjà rempli de trous du cul avec l'avortement… imaginez maintenant sans !), et visiblement, le mariage gay, c'est pas la folie en France. Un comble quand on sait qu'un terme péjoratif (oui, exactement, faut pas se voiler la face !) pour parler d'un homo est "grande folle" (oui, je fais de l'humour parfois). Mais pendant que la France se déchire, je me remémore ce qu'il s'est passé il y a dix ans en Belgique. Tout du moins, j'essaie, car je n'en ai pas la moindre idée, puisque je n'ai rien vu venir. Je suis simplement allé me coucher un jour alors que le mariage gay n'était pas autorisé, et le temps de me lever le lendemain, deux hommes ou deux femmes pouvaient commettre l'irréparable.
Voici comment j'imagine la situation :
— "Eh, Raymond, le mariage gay ?"
— "Ouais ben quoi ? On s'en fout, c'est naze le mariage. Allez, magne toi le cul, j'ai la dalle moi."
— "Ouais, faut juste que je termine ça. Je l'autorise du coup ?"
— "Mais ouais, vas-y, on s'en fout putain ! Ça n'a pas d'importance, c'est qu'un mariage !"
— "Bon ben voilà, c'est fait. Allez, on va se boire une bière !"
Le triomphe de l'amour sur le reste, ou bien les ravages de l'alcool, je vous laisse seuls juges.
Pendant ce temps, et puisqu'on est en Belgique, parlons de l'imbécile numéro 1, celui qui plait, mais qui n'a aucun talent, j'ai nommé Stromae. Ce mec-là qui pourrait déféquer sur un plateau télé et se voir attribuer l'adjectif "génie" une nouvelle fois. Car oui, lorsque Stromae fait une chose que l'on voit tout le temps depuis 50 ans, on en parle comme d'une révolution. Très bien. J'ai pas compris, mais très bien. Celle qui n'a pas cette chance, c'est la petite Miley Cyrus. Sachez-le : il y a plusieurs années, alors qu'elle avait 16 ans, j'avais prédit son avenir. Tout est en train de se produire, à une petite exception près : aucune trace de sex tape pour l'instant. Mais j'ai confiance, ça va venir.
Bref, Miley. La Disney Stupid Twat For Morons totalement partie en couille, et arborant une coupe de cheveux improbable (déjà qu'elle est moche au départ, ça n'aide pas beaucoup…), et ne sait visiblement plus trop quoi faire de sa langue ni même ou la mettre. C'est triste. Et c'est même un peu sale pour tout dire. Le fait est qu'elle a probablement réalisé (enfin !) qu'elle faisait de la merde, du coup, elle s'essaie au camouflage. Tant qu'on parle de son incapacité à être sexy, on ne parle pas de sa "musique", et ça, ça l'arrange. Donc lorsque l'on verra Stromae faire un twerk à Maître Gims, on saura pourquoi ! En attendant, on doit se farcir la p'tite Cyrus s'allumant un joint à la télé… à Amsterdam. Niveau rébellion, sur un échelle de Lorenzo Lamas, elle vient d'atteindre le statut Bobby Sixkiller. Pas certain qu'elle aille plus loin. (ATTENTION ! La vanne qui précède parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîtrent. Les autres : you can google it !)
S'allumer un joint à la télé donc. J'ai déjà vu ça y a 15 ans, lorsque c'était encore un minimum transgressif. Aujourd'hui, c'est juste pathétique et prouve ô combien elle essaie tant bien que mal d'exister médiatiquement. Le pire, c'es que ça marche. Et pire que ce pire, c'est que moi-même, je suis en train d'en parler, la faisant ainsi exister. Passons donc au sujet suivant, voulez-vous ?

2013, l'année des muses, de l'inspiration retrouvée, des terrains inconnus parcouru allant des plaines de l'Ouest sauvages aux ruelles les plus pourraves de Liberty City ou Los Santos. Et si vous pensez avoir compris, détrompez-vous, ceci étant la partie ésotérique de ce billet, une partie qui n'a d'autre but que dire que j'ai, moi aussi, fait des trucs cette année. Mais je ne vais certainement pas m'étendre sur le sujet, cela n'intéressant visiblement personne. La culture, la connaissance, tout ça, au fond, tout le monde s'en fiche. Un conseil pour 2014 : n'essayez pas d'offrir quoi que ce soit aux gens qui pourrait titiller leur curiosité. Ils n'en ont pas. Ils préfèrent garder le nez sous le capot et la bite dans le pot d'échappement. Promis, je ne vous parlerai pas pendant des heures de "Gravity", et des raisons qui font de ce film une œuvre à part qui est une date dans l'histoire du cinéma. Après tout, qui veut m'entendre parler de la conception d'un film ? À part des cinéphiles, il faut bien avouer que la réponse est personne. D'ailleurs, les cinéphiles en question, ils en savent tout autant, voire même plus que moi pour certains. Du coup, la conversation n'a que peu d'intérêt, c'est pourquoi nous allons nous recentrer sur "les autres". Ni ceux de "Lost" ni ceux qui se font appeler ainsi par Nicole Kidman alors que c'est elle et ses enfants qui le sont (oh, t'as vu le spoiler ?). Non, rien de tout ça. Je parle de monsieur tout le monde. Le pote, le membre de la famille, le quidam qui a dit une bêtise dans un lieu public et que je dois corriger.
Je parle des gens qui ont fait du "Gangnam Style" un succès en 2012. Ceux-là même qui ont fait de "What Does The Fox Say" un succès en 2013. Ces gens pour qui la dignité n'est rien de plus qu'un mot dans le dictionnaire, et ne se poseront jamais la question du bon goût. Des gens dont je ne souhaite pas la mort, car finalement, ce serait trop doux. Ils méritent tellement pire. Non, vraiment : pourquoi les éduquer ? Après tout, la seule chose qui les intéresse, ce serait que je prenne 10 minutes, voire moins, pour démolir cet abruti de Robert Rodriguez. Au moins, c'est divertissant et ça ne demande aucune réflexion quelle qu'elle soit. Un peu comme Martin Scorsese montrant le culte du pognon et de la bêtise humaine dans son dernier film, "Le loup de Wall Street", et est pris au premier degré par tout un tas d'abrutis pas foutus de réfléchir plus de trente secondes. "S'il le montre, c'est qu'il le cautionne" disent-ils. Oui, c'est ça. Et appelle ta mère que j'te r'fasse, veux-tu ?

2013 était une année de merde pour la condition humaine. Pire que 2012 qui était déjà pire que 2011. Nous évoluons dans un monde où des gens d'une vingtaine d'années écoutent et aiment One Direction ou Justin Bieber (alors que les soundtracks de pornos s'avèrent être de meilleure qualité, c'est dire !). Ceci ne paraît être qu'un détail insignifiant, et mon alarmisme exagéré, mais je tiens à rappeler que ces gens-là sont notre avenir. Vous voulez vraiment devoir voter entre un fan de Bieber et un fan des Wanted à une prochaine élection Présidentielle ? On y arrive. Doucement, mais sûrement. Alors oui, 2013 était une année de merde, mais préparez vous car 2014 sera pire !

Le Nouvel An approche. Fondamentalement, on s'en cogne, car ce ne sera jamais qu'un mercredi comme un autre. Un milieu de semaine qui lance un nouveau mois lançant une nouvelle année. Une raison pour certains de faire la fête et se torcher la gueule. Mais avez-vous seulement besoin d'une occasion spéciale pour ça ? Si c'est là votre seule raison d'être, ne cherchez pas d'excuse, vous ne le faites pas le reste de l'année. Soyez digne. Au moins une fois dans vos vies. Ça vous changera. L'effet peut sembler étrange, mais on se sent bien après ça, croyez-moi.
Quoiqu'il en soit, je vous quitte. 2014 approchant, et l'explication quant à la non-mort de Sherlock Holmes avec lui, je m'en vais nourrir mon cerveau. Après tout, j'ai bien laissé Noël s'occuper de mon cœur lorsque Matt Smith a fait ses adieux pour laisser la place à Peter Capaldi. Je ne fais que suivre une certaine logique me faisant attendre Pâques avec une certaine excitation, et l'espoir secret (qui, du coup, ne l'est plus) qu'on s'occupe de mes couilles.
Allez, si vous faites la fête, n'oubliez pas de prendre une banane. Et, pour 2014, comme dirait l'autre : allons-y !

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