Vous m'excuserez ce titre racoleur qui manque autant de classe qu'il est vulgaire, mais puisque c'est ce dont il va s'agir, autant ne pas se voiler la face et foncer tête baissée tel un gland pénétrant un vagin. Bref, cette façon de ne pas tourner autour du pot (ou du trou de balle pour rester dans la thématique), c'est un peu comme les lectrices (sérieusement, y a-t-il un seul mec qui a lu ce truc ?) qui, visiblement, sont plus intéressées par l'intrigue et l'aspect psychologique de la chose que par le fait que ça parle de cul plus ou moins dix-sept fois par page. Non vraiment. La lectrice de "50 Shades of Grey" aime le livre pour sa qualité littéraire. À titre personnel, je regarde du porno pour réévaluer les qualités de metteur en scène de Brett Ratner, et réévaluer le cinéma de Robert Rodriguez. Chacun son truc comme dirait l'autre.

Quoi qu'il en soit, on ne me fera pas croire que se doigter en commentant le casting de son adaptation cinématographique (l'envie de foutre des guillemets quand je parle de littérature et cinéma sur cette œuvre (ainsi que sur le terme "œuvre" d'ailleurs) est presque aussi forte que mon envie de tuer le crétin qui me dit que Stromae est le nouveau Jacques Brel (eh t'as vu ? J'ai encore critiqué Stromae. Ce serait pas une obsession de ma part ?)) soit vraiment une preuve que "nan mais c'est pas juste une histoire de cul". Au passage, j'espère que je n'ai perdu personne avec toutes ces parenthèses qui, à la base, n'avaient pour but que d'introduire les guillemets. Au pire, vous relisez, parce que moi, j'en ai strictement rien à branler.
Branler ! C'est de ça dont il sera question. Car j'ai beau jouer les mecs crédules, je ne suis pas dupe. La femelle voudrait peut-être nous faire croire qu'elle s'intéresse au cinéma, mais finalement, elle ne commente jamais vraiment le talent des acteurs castés. Non, la femelle préfère commenter son cul. Comme c'est original ! En ce sens, on peut donc affirmer qui est le meilleur acteur sans que celui-ci n'ait à ouvrir la bouche. Suffit juste de lui baisser le froc, mater ses fesses et p'tête même sa quéquette, et le plus beau l'emporte ! Oscar, prix d'interprétation à Cannes, tout le bordel ! (Remarque, on ne sait pas, cette théorie s'applique peut-être. Michael Fassbender a une grosse bite, et il a du talent. Ken Jeong (que j'aime bien, hein) est tout à fait limité… et il a une toute petite bite. Dingue, non ?) Bref, on appelle ça du travail à la force du gland ! Moi, en somme, ça ne me dérange pas, mais si je voulais faire pareil, en tant que mec, ce serait vite problématique. Arrivé à la moitié des commentaires salaces voire graveleux que la femelle peut écrire à propos de ce truc tout bouseux, on me pointerait du doigt, moi et mon sexisme, car apparemment, je serais en train de traiter en objet les femmes, et ça, c'est mal. Ah, vilain macho sexiste que je suis. Oui, mais non.

Revenons à nos moutons. Et ceux-ci sont en cuir en train de se faire fouetter les testicules pendant qu'un ami se délecte en lubrifiant une batte de baseball qui fera un p'tit tour par le chemin boueux. Ces moutons, c'est E.L. James. L'auteur… enfin… y a pas un autre mot ? Bref, la meuf qui a écrit "50 Shades of Grey". Ouais, c'est mieux ainsi. Sachez donc que le point de départ de tout cela n'est rien de plus qu'une fanfiction tournant autour de "Twilight". Edward, Jacob et Bella qui font des threesomes sauvages à base de bites scintillantes au soleil et autres trucs à la con, je vous laisse imaginer, on a tous déjà vu un porno. SAUF TOI ! Ouais, je te vois là, jeune garçon/fille encore innocent(e). Cesse donc de lire. C'est dégoûtant ! Ta place n'est pas ici. Va voir, Miley Cyrus a sorti un nouveau… heu… non, j'ai rien dit. Tu peux rester finalement.
Revenons à nos morpions. Car E.L. James, c'est ça. L'une de ces mères de famille qui n'hésite pas à agir comme une pucelle de 12 ans dès que Rob Pattinson apparaît à l'écran. Pathétique, non ? En plus d'être une belle preuve de sa bêtise et de son mauvais goût, ça montre également le niveau littéraire de la chose. Avec de telles références, pas étonnant qu'on obtienne un tel résultat. En somme, nous faisons face à l'œuvre d'une mal baisée en manque de sensations fortes. De là à dire que c'est le cas de toutes ses lectrices, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas. Mais je vais quand même en faire un demi. Parce qu'il doit y en avoir un bon paquet mine de rien. Et je vous laisse faire la part des choses, hein. Je ne vais pas vous tenir la main pendant chacune de mes chroniques. Je parle d'une partie du public, bla bla bla, c'est super bien spécifié depuis le début, alors ne me sortez pas vos mongoliens : "ouais mais moi je me reconnais pas dans ce qu'il diiiiiiiiiiiit !" Bah alors ferme ta gueule ! C'est que je parle pas de toi, sale pute de merde ! Tiens, un ballon ! Va jouer au milieu du carrefour maintenant.

Hum. Pardonnez-moi cet accrochage avec mes lectrices imaginaires. Mais certaines sont vraiment connes, et parfois, ça leur fait du bien d'être mises en face de leur bêtise. Bref.

Est-il si difficile d'admettre la raison pour laquelle nous aimons quelque chose ? Si quelqu'un vient me dire que "Fast & Furious" est une saga de merde, jamais ô grand jamais je ne tenterai de le contredire. Et j'aime "Fast & Furious" (enfin, pas tous, mais on s'en tape, c'est pas le sujet ! Merde, suis un peu ! Tu fais chier à force.) Prenons donc un exemple : pourquoi suis-je allé voir le film "Spring Breakers" au cinéma ? Bon, en fait, j'y suis allé parce que j'espérais un bon film. Genre vraiment. Mais c'était pas le cas. Loin de là. Bref, moi, je suis un cas à part voyez-vous. Supérieur à vous. Car si j'ai juste envie de sortir ma bite pour lui offrir un massage (on évite le vulgaire), je ne vais certainement pas payer pour ça. Le mieux, c'est d'attendre le BDrip, ainsi tu peux zapper la gueule de James Franco et garder le p'tit cul de Vanessa Hudgens. Bingo ! J'ai fait des économies, je peux donc mettre l'argent non dépensé pour l'achat d'un nouveau clavier puisque l'autre est recouvert de ma semence (et on plonge dans le vulgaire). Oui, je pense avec ma bite. Je suis un mec après tout. Mais contrairement à une mongolienne qui paiera son ticket de cinéma parce que "machin il est trop super sexy, même qu'il m'a fait mouiller ma culotte, rho je l'aime trop, il est trop beau, je veux me marier avec lui et avoir ses bébés" (bon, soyons honnêtes : dans moins de six mois, il y aura un autre mec, mais c'est pas très grave, on n'est plus à une connerie près), j'ai un certain sens des priorités. L'argent, c'est sacré. Quitte à le dépenser pour ma bite, autant me payer une pute bordel de merde ! Au moins, je ne fais pas que rêvasser : je baise nom de Dieu !

Sache, cher lecteur, que "50 Shades of Grey" a eu droit à son adaptation pornographique. Bon, on me dira que de toute façon, même "Les Simpson" l'ont eue, donc ça paraît presque logique. (D'ailleurs, petit aparté, mais si vous allez mater le porno des "Simpson", vous êtes des gens très malsains. Et pire si vous prenez votre pied. Voilà, c'est dit.) Je me laisse donc supposer que celui-ci respectait plus ou moins le bouquin (de merde) dont il s'inspirait. Et l'ayant vu (la curiosité, tu sais), je peux vous dire une chose : c'est probablement le film de cul le plus chiant au monde. Du coup, je n'ai pu m'empêcher d'imaginer la même chose, mais sans les scènes de cul. La tristesse a envahi mon corps là où j'aurais préféré avoir un afflux de sang tu-sais-où.

Allez, soyons sérieux le temps d'un paragraphe, voulez-vous ? Si vous avez une envie urgente de baver devant Robert Pattinson ou Taylor Lautner, où est le problème ? Faites-le ! Mais ne venez surtout pas prétendre qu'un des films "Twilight" contient des qualités artistiques. Ce sont de mauvais films. Tant en terme de fabrication qu'en terme narratif puisque basé sur des livres dont la qualité littéraire est inexistante. De même, si vous êtes en manque de fantasmes, et que votre vie sexuelle n'est pas à la hauteur de vos espérances, amusez-vous autant que vous le voudrez avec "50 Shades of Grey". Encore une fois, où est le problème ? Les romans érotiques, ce n'est pas un genre nouveau, et je gloussais déjà comme un idiot en lisant des passages lorsque j'avais 12 ans. Mais ne venez pas prétendre que le livre contient, lui aussi, des qualités artistiques. "Twilight", ce n'est pas du cinéma, et "50 Shades of Grey" suivra la tendance. Mesdames, veuillez avoir l'obligeance de retirer vos doigts de vos chattes. Il est temps de ce concentrer un peu. Merci.