L'instant ciné

09 juillet 2014

SABOTAGE de David Ayer

sabotage_ver6_xlgVoici donc le dernier ratage en date de l'ami Arnold Schwarzenegger, à savoir "Sabotage" de l'inénarrable David Ayer.
Blague dans 5...

Bon, déjà, faut relativiser la chose : c'est écrit par Skip Woods. Dès le début, ça sentait donc mauvais. Monsieur est quand même responsable (entre autres) de ces étrons filmiques que sont "Die Hard 4" et "Hitman" (soit des films qui n'ont rien compris à la franchise dont ils sont censés faire partie). Puis c'est co-écrit et réalisé par David Ayer. Le mec totalement surestimé par une poignée de gens aussi effrayants que les amoureux du genre (et des zombies) qui aiment "The Walking Dead". C'est à n'y rien comprendre !
Au passage, il serait donc bon de rappeler que "Training Day", c'est vraiment pas bon, et faut sérieusement envisager d'arrêter de se branler sur ce machin-là.
...4...

Mais ça, à la limite, c'est un détail. On a un scénario assez nul et une réal absente (cool, caméra à l'épaule, genre pour le réalisme, wesh ma gueule, t'as vu ?), mais tout ça était vu d'avance, lorsque l'on considère les noms au générique. Non, c'est surtout le reste des noms qui inquiète. Parce que le casting est impressionnant. Y a d'excellents acteurs au milieu de tout ça. Puis, y a l'ex-Mister Univers aussi.
Si on a toujours su que l'ami Schwarzie n'avait jamais été un grand acteur, il est néanmoins le point fort de la bande. Dingue, non ? Car oui, on a là un groupe de badass motherfucker, et fallait bien que le cast joue le rôle pour lequel il est employé. Donc on leur fait des trognes pas possibles, make up, tatouages, barbes, etc. Et ça marche ! Certains (Sam Worthington par exemple) sont méconnaissables. Mais le look ne fait pas tout. Alors il faut jouer ces rôles.
Et là, c'est le drame !
...3...

Pas aidés par des dialogues nazes, tout le monde surjoue, bien décidés à mettre un plus large spectre sur la définition du mot "acteur". Puis, il y a une mention spéciale pour Mireille Enos (pourtant le point supposément fort du casting). Car en plus d'en faire un peu (mais juste un peu) trop, la bougresse décide d'enculer droit dans l'oreille tout ce qu'on sait sur le jeu d'acteur dans un final qui ressemble à un festival de tout ce qu'on a vu de plus improbable dans l'histoire du cinéma. En une dizaine de minutes, elle nous montre tout ce qu'il ne faut pas faire si l'on veut rendre son personnage crédible.
...2...

Je pourrais ne vous recommander la vision de cette daube que pour apprécier ce final nanardesque au possible (et assez drôle, je dois vous avouer m'être bien marré sur ses dernières minutes), mais je pense que l'on peut faire beaucoup de choses bien plus intéressantes en 1h50. Comme regarder un bon film. Mais ça, ce n'est qu'une suggestion que je ne suis moi-même pas capable d'appliquer.
...1...

Quoi qu'il en soit, le retour d'Arnold Schwarzenegger devant la caméra n'est pas évident. "The Last Stand" reste une petite déception, mais il avait le mérite d'être emballé proprement (même si Kim Jee-Woon nous avait habitués à mieux). Et ce n'est certainement pas "Escape Plan" qui pourrait relever le niveau. Puis là, il va y avoir un nouveau "Terminator" où Arnold, définitivement trop vieux pour ces conneries, va reprendre son rôle de T-800.
Misère de misère...

...0 !
La question est maintenant de savoir qui est responsable du sabotage de "Sabotage" !
BA DUM TSSSSHH !
Mais sinon, le film est plutôt pas mal si t'aimes bien les bons acteurs qui jouent mal et en font 4 tonnes, ou encore si t'aimes les scénarios nazes et l'absence de réal. Oui, c'est vraiment pas mal dans ce cas de figure.

30 juin 2014

ONE SHOT : 5e anniversaire du JLPC

 

Au programme de ce one shot anniversaire :

- "X-Men: Days of Future Past" de Bryan Singer
- "Le retour de Flesh Gordon" de Howard Ziehm
- "This is 40" de Judd Apatow

JOYEUX PUTAIN D'ANNIVERSAIRE !!!
Eh ouais, en ce jour, le JLPC (Jour Le Plus Con pour les non-initiés qui n'ont visiblement pas encore compris que j'ai jamais assumé ce titre) fête ses 5 ans ! L'occasion pour moi de ressortir mon vieux matos pourri qui n'avait pas été utilisé depuis... mars 2013 !

Je vous apporte donc de la bonne humeur, un ou deux pétages de câbles (je suis toujours un sociopathe) et pas mal de cinéma, avec au programme le formidable "X-Men: Days of Future Past", ou encore ce truc improbable qui n'aurait jamais dû exister (et INTERDIT AU MOINS DE 16 ANS ! Fripons que vous êtes !) "Le retour de Flesh Gordon", et surtout, pour finir en apothéose, le génial "This is 40" du non moins génial Judd Apatow.

On parlera aussi des exécutifs de Sony et leur manière de penser la franchise "Spider-Man", mais aussi de "Gravity", et on évoquera Miley Cyrus et le foot. Si si. Tout ça dans la même émission. Et bien plus encore ! Moi, je serais vous, je regarderais ça illico !

Un bisou à ceux qui m'ont demandé le retour de l'émission. Celle-là, elle est pour vous ! On se sera bien marré, et ça méritait bien un baroud d'honneur, un chant du cygne. Ceci est mon "Rocky Balboa", mon "Rambo IV".

N'hésitez pas à aimer, commenter et partager !
Enjoy, and see you space cowboy.

Le livre : http://www.edilivre.com/doc/559694

26 mai 2014

X-MEN: DAYS OF FUTURE PAST de Bryan Singer

X-MenDOFPS'il y a une franchise qui représente les super-héros au cinéma mieux que quiconque, c'est bien "X-Men". D'abord parce que si le film de Bryan Singer, sorti en 2000, n'avait pas marché, nous n'aurions pas connu l'avènement (du moins pas aussi rapide) du genre que nous avons vécu ces 14 dernières années, et ensuite parce qu'elle montre très clairement que la place d'un réalisateur/auteur ayant un réel point de vue est une chose primordiale pour la réussite de l'œuvre.
Car "X-Men", c'est d'abord deux bons films signés Singer, suivis de deux produits sans âme par des yes man serviles. Et comme n'importe quelle autre saga, on se dit que c'est foutu, et l'espoir n'est plus permis. Mais ça, c'était jusqu'à ce que Bryan Singer revienne aux manettes, signant le traitement de l'histoire de ce que sera l'excellent (et retour en grâce de la franchise) "X-Men: First Class", préquelle réalisée par Matthew Vaughn, et repassant derrière la caméra pour ce "Days of Future Past", réunissant le casting de la trilogie d'origine avec celui des préquelles. On appelle ça boucler la boucle !
(Vous noterez que j'oublie volontairement "The Wolverine" de James Mangold, car si il est loin d'être nul, il reste particulièrement anecdotique, et sans grand intérêt.)

L'autre point fort de "X-Men" tient dans sa pérennité. Cette franchise prouve que l'on peut tenir une histoire/saga sans se voir forcé de rebooter la chose pour x raisons, généralement mercantiles. 14 ans que cela dure, et ce n'est pas prêt de s'arrêter (la suite de ce "Days of Future Past" (DOFP pour les intimes) étant prévue pour 2016, et répondant au doux nom de "Apocalypse").
Pas de reboot ? Oui et non. Car en dehors de quelques clin d'œil, on pouvait noter de petites incohérences entre "First Class" et la trilogie d'origine. Alors simple préquelle ou reboot ? Et bien Bryan Singer répond à la question grâce à "Days of Future Past" en créant une forme de semi-reboot laissant exister les autres films de la franchise (en dire plus serait hautement spoiler), tout en s'assurant la plus grande ouverture possible quant à la suite (en annihilant toutefois la majorité des conneries que nous ont fait subir Brett Ratner et Gavin Hood). En fait, Singer crée un pont reliant tout à travers Wolverine. À ce titre, le clin d'œil à "Star Trek" est on ne peut plus évident, puisque c'est exactement la même chose qu'avait faite JJ Abrams en 2009.

Avec "Days of Future Past", Bryan Singer fait amende honorable. Il s'excuse d'avoir abandonné le navire, et d'avoir laissé des gens incompétents poser leurs sales pattes sur sa franchise, cassant ainsi son jouet. Il répare du mieux qu'il peut, et la note d'intention est donnée dès l'ouverture alors que la fanfare Twentieth Century Fox laisse retentir le thème original des X-Men signé Michael Kamen 14 ans plus tôt. Très vite, il enchaîne par une séquence d'action monumentale où il peut se vanter d'avoir utilisé et uni les pouvoirs de ses personnages de la manière la plus fun et inventive depuis "The Incredibles" du génial Brad Bird, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas la moitié d'un compliment.
C'est ainsi qu'en moins de dix minutes, Bryan Singer rassure les sceptiques : si "X-Men: Days of Future Past" n'est pas le meilleur épisode de la franchise (même si je pense qu'il l'est, mais ça ne sera confirmé qu'après une seconde vision), il en est tout proche. À Singer de continuer tout le long du métrage à montrer l'étendue des pouvoirs de ses mutants, que ce soit dans le final avec un Magneto plus puissant que jamais, ou bien LA séquence du film avec Quicksilver, probablement l'une des démonstrations de pouvoir les plus funs vues en salles depuis longtemps. Bryan Singer parvient à créer ici une sensation de vitesse comme jamais vu auparavant (en fait, depuis... "The Incredibles" !), et gère parfaitement les ralentis pour offrir au personnage le moment de gloire qu'il mérite. C'est donc avec un immense bonheur qu'on le retrouvera dans le prochain volet !

Évidemment, ça ne s'arrête pas là ! Si le spectaculaire est bien présent, Singer n'en oublie pas l'émotion, et continue de creuser la relation entre Xavier et Erik démarrée dans l'épisode précédent, n'oubliant jamais d'inclure Raven/Mystique, et sa place prépondérante dans le récit. Le truc, c'est qu'avec le temps (14 ans je rappelle), on s'est attaché à ces personnages, que ce soit l'incarnation première (Patrick Stewart et Ian McKellen, toujours fantastiques) ou la jeune (James McAvoy et Michael Fassbender, sublimes), l'attachement émotionnel est là. Ils ne sont pas simplement en train d'incarner ces personnages, ils sont ces personnages. Comme Bryan Singer croyait et croit toujours en son histoire de mutants, eux croient en ce qu'ils jouent. Ce rapport qu'ils entretiennent avec l'histoire et les personnages joue pour beaucoup dans la réussite des films.

Loin d'être parfait, Singer laissant quelques questions en suspens (comment le Xavier du futur est-il parvenu à recréer son corps, ou encore comment Wolverine a récupéré ses griffes en adamantium qu'il avait perdues à la fin de "The Wolverine"), "X-Men: Days of Future Past" parvient toutefois à éviter l'erreur commise par Brett Ratner et Gavin Hood dans l'abondance de mutants à l'écran. Si eux s'y sont cassé les dents, Singer gère leur temps de présence à l'écran avec parcimonie, et ne les utilise qu'à travers leur fonction. Ils ne sont pas là pour une démonstration de pouvoir inutile, ils sont là car ils ont une utilité dans le récit !
Pour ce genre de détails, on ferme aisément les yeux sur quelques défauts mineurs. C'est la force des bons films, nous faire oublier un ou des élément(s) pouvant poser problème lorsque l'on n'est pas capable de gérer son histoire. Bryan Singer vient rappeler qui est le patron, et après l'effroyable "Jack the Giant Slayer", on espère qu'il n'abandonnera plus sa saga.

Vous l'aurez compris, "X-Men: Days of Future Past" est non seulement un immanquable de l'été, mais aussi de l'année tout court ! Il ne nous reste plus qu'à patienter deux ans pour retrouver les X-Men faire face à Apocalypse, tandis que dans les salles de cinéma, ils seront rejoints par Batman, Superman ou encore Captain America. Étrangement, le fan de DC Comics que je suis a l'impression d'avoir changé de bord...

"Are we destined to destroy each other, or can we change each other and unite?"

20 mai 2014

THE AMAZING SPIDER-MAN 2 de Marc Webb

spidercrotteOublions la trilogie de Sam Raimi. Oublions aussi qu'à la base, 'Spider-Man' est un comic book, et que cette suite du reboot le respecte encore moins que son prédécesseur. Prenons-le pour une création originale. Aucun comparatif possible. Il ne nous reste donc plus qu'à le juger pour ce qu'il est. C'est-à-dire pas grand-chose.
Pourtant, Marc Webb parvient à faire illusion l'espace de quelques minutes. Pas sur sa scène d'intro où il nous raconte la fameuse "untold story" promise dans le premier film (on l'attend toujours), et sans aucun intérêt. Non, la première scène où Spider-Man apparaît, se lançant à la poursuite d'un fourgon pourchassé par la police. L'espace d'une séquence de voltiges, on se prend à y croire. "Et si c'était bien ?" Malheureusement, l'illusion ne fait pas long feu: dès lors que Spidey se met à faire le guignol, ça ne fonctionne plus. Jusqu'à ce qu'on découvre que le thème de Spider-Man est sa sonnerie de portable, qu'il siffle ce même thème pour foutre son ennemi en slip au milieu de la rue... Ah, l'humour ! Qu'il doit être bien d'avoir encore 5 ans dans sa tête pour apprécier ce genre de chose.
À partir de là, plus rien ne va.

Prenons les faits dans le désordre :
- Peter Parker est un petit con arrogant. Il débarque à la remise de diplôme, roule un patin à sa copine sur scène devant tout le monde, fait un high five à son prof, et fait encore plus le guignol. Si quelqu'un peut m'expliquer où est Peter Parker là-dedans, je suis preneur, car là, je ne parviens pas à distinguer un centième de sa personnalité.
- Harry Osborn est intégré au récit. Il revient après avoir quitté New York il y a dix ans, va voir son père mourrant (c'était bien la peine d'engager un acteur génial comme Chris Cooper pour 5 minutes à l'écran...), et celui-ci lui apprend qu'il est également atteint de cette même maladie. Et comme de bien entendu, dès le lendemain, les premiers symptômes font leur apparition. La logique.
- Max Dillon, futur Electro. Difficile de dire ce qu'ils ont voulu faire avec lui (le "jeu" de Jamie Foxx n'aidant pas non plus à la compréhension). Une caricature de geek, j'imagine. Après tout, ils ont fait de Peter Park un hipster à la con, ça montre bien le respect qu'ils ont pour nous. Du coup, on se retrouve avec un personnage ridicule au possible, parfaitement crétin, qui se parle à lui-même, et qui vit dans sa petite bulle. Cela n'a aucun sens, mais au point où l'on en est, on ne va pas trop leur en demander. Ce qu'on veut c'est Electro après tout.

En fait, je pourrais continuer de lister point par point chaque personnage où intrigue en pointant du doigt ce qui ne fonctionne pas, mais ça n'en finirait pas. D'ailleurs, il est intéressant de noter que chaque problème du film nous amène sur un autre problème !
Je parlais d'humour tout à l'heure. Le problème n'est pas que Spidey fasse des blagues, c'est ainsi dans le comics. Non, le problème, c'est le niveau de l'humour. On est à la limite du stand up, sauf que ça n'est jamais drôle. On n'est pas face à Louis C.K. mais plutôt Jamel ou Gad, et ce qui devait être une simple punchline se transforme vite en pur moment de bouffonnerie grotesque. C'est juste lourd et forcé, donc désagréable.

L'autre gros souci, c'est qu'on est venu voir un film de super-héros, mais qu'il n'y a aucune forme d'héroïsme. Le film dure quand même 2h20 ! Alors oui, le film contient bien quelques séquences de voltige assez réjouissantes, mais tout comme les séquences d'action, elles sont beaucoup trop courtes, et gâchées par des ralentis mal sentis. Soyons clair : la première apparition d'Electro arrive après plus de 50 minutes de film. Il n'y aura pas d'affrontement à proprement parler, et le tout sera réglé très rapidement, envoyant ainsi Electro en prison/hôpital psychiatrique pendant une heure suite à quoi il s'évadera (dans une séquence hautement ridicule, sponsorisée par les fabricants de tasers. Arrivera alors l'affrontement final avec Spider-Man qui dure moins de 5 minutes pour voir arriver le Bouffon Vert pour même pas 3 minutes !
Alors déjà que ça fait très peu d'action, en plus de ça, on a droit à une publicité mensongère vendant l'alliance des ennemis de Spider-Man, mais ça n'arrive jamais car le Rhino, 3ème méchant du film, n'arrivera que sur les trois dernières minutes du film, sous forme de cliffhanger pour annoncer la suite, nous amenant ainsi sur le problème suivant !

'The Amazing Spider-Man 2' n'est pas pensé en tant que film, mais en tant que franchise. Et je ne parle même pas du fameux "univers étendu" qu'ils veulent exploiter. Le but du film est d'amener sa suite, tout comme celui de son prédécesseur était d'introduire celui-ci. Derrière le marketing, il n'y a plus de cinéma sous aucune forme, et cela se ressent à tous les niveaux.
Prenons l'exemple des méchants : le Lézard dans le précédent film, et Electro dans celui-ci. Tous deux viennent du même endroit, à savoir Oscorp. Le Bouffon Vert sera mis de côté puisque, pour le coup, il est logique qu'il soit apparenté à la firme. Mais les Sinister Six annoncés, eux aussi viennent d'Oscorp ! En clair, on a 8 ennemis de Spider-Man, et tous ont les mêmes origines. Sans compter que Spider-Man lui-même est le résultat des recherches d'Oscorp !
Et comme si ça ne suffisait pas, le personnage de Gwen Stacy travaille à Oscorp, et 'The Amazing Spider-Man 2' introduit Felicia Hardy qui... travaille chez Oscorp ! Non seulement son personnage ne sert à rien dans le film (à part annoncer l'arrivée prochaine de la Chatte Noire j'imagine, sans quoi on est en plein hors-sujet), mais elle n'a absolument rien à faire là !
Les mecs, ils ont une idée, et ils s'y tiennent ! Ils veulent tout relier à Oscrop, mais ça ne sert à rien, et pire, ça n'a pas de sens ! Ils ont un univers plus que vaste à explorer, mais ils n'en ont tellement rien à faire des comics qu'on en vient à se demander pourquoi ils font ces films (l'argent, je sais). Marc Webb a avoué à la télé (face à une caméra !!!) qu'il ignorait pourquoi on l'avait appelé pour s'occuper du reboot. Si c'est pas un aveu de renoncement, qu'est-ce que c'est ?

Pour résumer tout ce qui ne va pas dans le film, c'est au final aussi simple que ça : ce reboot fonctionne comme une sorte de renoncement absolu. Même concernant Electro : si Max Dillon ne faisait aucun sens, ils ont continué dans cette logique avec ses pouvoirs. Ils sont totalement aléatoires, et il est impossible de les définir correctement. C'est quand même pas difficile de se tenir à un plan simple (ceci n'est pas une référence à Sam Raimi) quand même ? Et je n'évoque même pas la raison qui poussera Electro à passer dans le camp des méchants.
Allez, si, c'est tellement risible : il veut devenir l'ami de Spider-Man, mais Spidey l'a oublié parce qu'il ne l'a vu que trente secondes après l'avoir sauvé quelques jours plus tôt... Et c'est ça qui est considéré comme "un grand film de super-héros" par, malheureusement, des adultes !

À la limite, on pourrait sauver le film en se disant que Marc Webb veut s'intéresser à l'humain plus qu'au reste, mais là aussi il échoue lamentablement. Il suffit de voir la manière dont Harry Osborn, futur Bouffon Vert, est introduit pour s'en convaincre. Dès le départ, son personnage est assez antipathique, donc le voir passer au statut de méchant ne crée aucune affecte. Pire : on ne croit jamais en la relation Peter/Harry, et ce pour la raison très simple qu'ils n'ont que trois scènes ensemble ! Il ne suffit pas de faire dire à un personnage "c'est mon meilleur ami" pour que le spectateur y croie (sans compter que si t'as pas parlé à un type depuis 10 ans, c'est tout sauf ton meilleur ami). Il faut développer cette relation, pour ainsi, au moment du basculement, ressentir une quelconque émotion.
J'avais promis que je ne ferais pas de comparaison avec les films de Raimi, mais pour développer mon point, je me dois de manquer à ma règle l'espace d'un instant : le personnage d'Harry Osborn est développé sur deux films avant de devenir le Bouffon Vert, et l'un de ses films est en partie centré sur ce basculement. Raimi crée une relation entre Peter et Harry. Ils sont amis. Ce ne sont pas que des mots prononcés pour donner un fait au spectateur. Du coup, les voir se déchirer crée une émotion, chose que ne peut pas réussir à faire Webb.

Faisons preuve de bonne foi en revenant à nouveau sur Sam Raimi : je ne suis pas un fan de Mary Jane dans sa trilogie. Je trouve que le personnage n'est pas des mieux écrit, et j'a même tendance, par moment, à la trouver carrément égoïste, et de ce fait un peu antipathique pour pas mal de raisons que je ne vais pas développer ici car ce n'est pas le propos. Sachez juste que je ne suis pas très fan. Bref. Son personnage n'en reste pas moins utile et cohérent par rapport au récit, là où Gwen Stacy est un énorme point d'interrogation. Toute la relation construite sur les deux premiers films de Raimi fait sens : il est amoureux d'elle, elle n'a d'yeux que pour Spider-Man, puis après avoir appris à connaître Peter Parker, elle en tombe amoureuse... et à lui de la rejeter parce que "de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités". C'est la base de 'Spider-Man', et ça n'apparaît jamais dans le reboot. À la place, Peter oublie le meurtrier de son oncle, et profite de ses pouvoirs pour draguer celle qu'il aime, lui révélant aussitôt qui il est. Et lorsque l'on pourrait enfin tutoyer le drame, à savoir la promesse faite au père de Gwen avant qu'il ne meure, Webb balaie ça d'un revers de la main pas moins de 5 minutes plus tard.

Les rares choses que Marc Webb parvient à construire, il les démolit aussitôt... pour mieux les ramener sur le film suivant ! Mais encore une fois, tout ça est très mal fichu. Exemple concret avec Denis Leary (Capitaine Stacy, père de Gwen) qui revient ici sous forme fantomatique pour rappeler la fameuse promesse non tenue à Peter. En fait, ces apparitions sont symptomatiques de ce qui ne va pas dans le film puisqu'elles ne font que confirmer, après 10 minutes à peine, la manière dont celui-ci se conclura (et que tout lecteur de comics avait déjà grillée dès le tournage du film). Et comme si ça ne suffisait pas, Stacy Senior nous rejoue le Obi-Wan du pauvre sur la toute fin du film pour bien souligner ce qu'il va se passer ! À force d'appuyer le trait, il est impossible de créer la surprise, même si cette fameuse scène reste la meilleure du film. Peut-être parce que, justement, je l'attendais au tournant, et que le fait de voir Andrew Garfield arrêter de jouer les tocards tête à claque m'a enfin permis de commencer à apprécier la chose. Malheureusement, encore une fois, Webb foire tout ! Le seul moment d'émotion du film est totalement annihilé par ce qui suit, puisque tout est mis en place dans l'unique but d'annoncer la suite.

Le truc le plus frappant dans ce reboot, c'est que Webb construit pas mal de séquences comme s'il faisait une nouvelle comédie romantique indé, et qu'il est obligé de broder autour avec cette histoire de super-héros. Donc la vraie question qu'on se pose à la vision de ces deux effroyables 'Amazing Spider-Man' (qui n'ont d'amazing que le titre), c'est pourquoi avoir fait faux-bond à la FOX pour venir faire ça ? '(500) Days of Summer', loin d'être génial ou recommandable, s'avère regardable voir même sympathique par instant. Ici, Webb se pose en yes man qui se contente de raconter les conneries imposées par Avi Arad et les autres.
Rappelons quand même que la moitié de ce qu'on pouvait voir dans les trailers du premier film n'étaient pas dans le film en question (la fameuse untold story), et que ce coup-ci, Mary Jane était intégrée au scénario, et ils ont tourné ses scènes... pour au final, tout couper au montage et virer l'actrice pour en prendre une autre dans le prochain film ! Ça montre quand même bien le degré de respect qu'ils ont pour ce qu'ils sont en train de faire...

Mais le plus dingue dans tout ça, c'est qu'on peut encore réparer les pots cassés (toi aussi, introduis ton expression de grand-mère dans tes critiques) : il suffit d'utiliser la mort de Gwen (j'avais évité le spoiler et là, patatras !) pour redéfinir le personnage de Peter, et se débarrasser du gros con arrogant qu'ils ont dépeint, et en faire le vrai Peter Parker du comics (car trahir l'histoire, c'est une chose, trahir l'esprit en est une autre). Une idée simple, même évidente, mais qui ne sera certainement pas utilisée. C'est tellement mieux de brasser du vide pendant 2h, et de foutre des ralentis pour faire super cool plutôt que de travailler un minimum ses personnages !
'The Amazing Spider-Man 3', à moins d'un miracle, sera donc du même niveau, mais si Webb s'en va vraiment après comme il l'a promis, peut-être peut-on reprendre espoir, et croire qu'un vrai réalisateur tentera de sauver les meubles, et essayer (je dis bien essayer – ce serait déjà une performance en soi) de faire un minimum de cinéma. En attendant, il faudra se contenter de scénarios insipides voir carrément crétins, de dialogues ineptes, d'acteurs très peu inspirés (pourtant, beaucoup d'entre eux sont excellents en temps normal), et d'un je-m'en-foutisme à toute épreuve. C'est aussi ça qu'on appelle Hollywood.

"With great power comes great responsability."
And with a shitload of money comes fuck you I'll do whatever I want.

17 mai 2014

ROBOCOP de José Padilha

robocopRoboCrotte

Question : à quoi cela sert-il de faire le remake d'un film quand on a décidé de ne garder absolument rien de l'œuvre originale ?
Réponse : à rien, sinon pour l'argent évidemment.
Développement : en se foutant de la gueule du monde.
Résultat : échec au Box Office. Comme quoi, parfois, il y a une justice en ce bas monde.
Car oui, il n'y a rien de "RoboCop" dans le film de José Padilha sinon le nom. À ce titre, si le film s'était appelé "RoboNinjaCop" (faut voir ce que fait ce RoboCop édition 2014...) ou une connerie du genre, on aurait pu être beaucoup plus cool envers le film. Il est nul, il n'a aucun intérêt, mais on s'en fout. Aussitôt vu, aussitôt oublié. Sauf qu'ici, il se veut être le remake d'un chef-d'œuvre culte qui a conservé toute sa superbe, et dont le propos continue de faire sens aujourd'hui. Tu m'étonnes qu'on lui tombe dessus !

En fait, tout le film pourrait être résumé par une réplique prouvant qu'ils n'ont rien compris de ce qu'était "RoboCop", et pointe directement du doigt leur cible principale : "He transforms. Kids love it."
Forcément, quand tu vises Michael Bay et ses conneries de "Transformers" alors que tu touches au travail de Paul Verhoeven, ça la fout mal. Car voir un robot sortir d'une bagnole de flic et buter un mec, c'est autre chose que de voir un robot sur sa super-moto top tendance et faire le guignol, des bonds de géants ou autres gesticulations Iron Manesque. Tout est fait et pensé pour les kids, mais à en croire le Box Office, ils n'en avaient rien à foutre. Et c'est tant mieux.

Bref, pour bien démarrer ce film inutile, on se tape une demi-heure d'explications sans le moindre intérêt, et tout ça pour crédibiliser l'environnement, alors qu'il suffisait de deux scènes à Verhoeven pour y parvenir : Murphy se fait buter, il se réveille, il est RoboCop. Point. Et nous, on y croit. On appelle ça la suspension d'incrédulité. Chose qui, visiblement, n'est plus possible de nos jours tant on a besoin de tout nous expliquer en détail à travers des origin stories de plus en plus pensées pour un public crétin. Vivement "Joséphine Ange Gardien, les origines" !
Tout cela est à double tranchant : à force d'explications, le spectateur est en mesure de se poser des questions, et de douter de la crédibilité de ce qui lui est présenté. Lorsque les faits sont posés et imposés, il est par conséquent impossible de douter de la chose (et la suspension d'incrédulité de te faire passer outre ce qui pourrait éventuellement cloquer). Mais à la limite, tout cela n'a aucun intérêt : on est venu voir un film qui s'appelle "RoboCop". On est donc là pour voir un robot policier. Point. Alors pourquoi faire autant d'efforts pour faire accepter au spectateur ce qu'il va voir puisque, de toute façon, c'est ce qu'il est venu voir ? Bref, ça n'a aucun sens. Mais si seulement c'était tout...

Zappons la mort de Murphy – ultra violente et traumatisante chez l'un, à la limite du hors-champ chez l'autre –, et concentrons-nous plutôt sur la suite. Car enfin, nous y sommes : c'est RoboCop qui commence. Sauf que non. Encore une fois, on oublie un élément essentiel de "RoboCop" : l'humain qui se réveillait dans la machine (la scène finale du film – l'original – étant parfaite et concluait le film à merveille, là où le film de Padilha ne fait qu'amorcer une éventuelle suite). Ici, c'est la fête du slip : Murphy sait qui il est, et il en va de même pour tout le monde (c'est d'ailleurs même sa femme qui accepte qu'il devienne RoboCop !). À la limite, pendant un quart d'heure, on va jouer le coup du robot qui est un robot, mais c'est à peine esquissé, alors à quoi bon perdre mon temps pour en parler ?

C'est sûr, on fait un ou deux clins d'œil à l'original (le "I'd buy that for a dollar" devenant une négation, ce qui veut tout dire !), mais ça ne suffit pas à en faire un "RoboCop". En fait, comme "Total Recall" avant lui, ça ne prouve qu'une seule chose: les instigateurs de ces remakes n'ont jamais compris le cinéma de Verhoeven, n'y voyant probablement que des produits crétins franchisables. Et au final, le film n'a de RoboCop que le nom. Et un thème grandiose signé Basil Poledouris à peine utilisé – mais pour le coup, on va les en remercier, parce que ç'aurait été dommage de le gâcher pour si peu.
"I wouldn't buy that for a dollar?" En effet. Ça ne vaut absolument rien.

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30 avril 2014

Grumpy Seb - Transformers

ATTENTION !
Si tu ne lis pas ce billet jusqu'au bout, tu vas penser que je fais ce que je reproche à la fin, et contredirais ainsi tout mon propos. Or non. Mais pour cela, faut-il encore lire. Et comprendre aussi.
Merci de votre compréhension.


Bon, on ne va pas tergiverser avec une intro longue et non-sensique présente dans l'unique but de grappiller quelques lignes et faire genre "nan, mais t'as vu le gars, il a trop de choses à dire quoi !" (si t'as lu ça avec une voix de gonzesse mongoloïde caricaturale, t'es un bon gars !) alors que je n'ai rien balancé depuis maintenant fin décembre ! Du coup, sans plus attendre, je réponds à votre question qui suivait le billet en question : oui, la 3ème saison de "Sherlock" était formidable. Reste à attendre 2 ans pour la suite. Pendant ce temps, on se réjouira en se disant que cet analphabète de l'image qu'est Guy Ritchie ne fera pas de 3ème film, trop occupé à violer le Roi Arthur.

Passons maintenant aux choses sérieuses. La raison de ma venue. De mon retour. Enfin, ce pourquoi je suis ici. Tu vois, là, le mec qui a une passion démesurée pour sa voiture ? Au point que tu en viennes à te demander s'il est pas du genre à foutre sa bite dans le pot d'échappement pour prendre son pied ? Qui met sa voiture en photo de profil Facebook avec "j'aime ma voiture et ma p'tite femme" en légende ? Oui, bah on va parler de lui deux petites minutes.
Enfin, non. On va plutôt l'évoquer.
"Recollons les morceaux ensemble" comme dirait l'autre.

Je suis un Geek. Et pas un petit. Un bon gros Geek bien juteux. Le genre de mec qui, une fois pressé, ne se liquéfie pas en sang et autres trucs dégueulasses, mais en références. Un peu comme le Juge DeMort dans "Roger Rabbit" en train de fondre. C'est plutôt ça ma réalité je pense. Pas forcément plus propre, juste différent.
J'aime "Doctor Who". Résultat ? Je m'achète un sonic screwdriver. Deux même. Ceux du 10ème et du 11ème Docteur. J'ai une putain de peluche que j'ai achetée (genre, moi-même !) à l'âge de 24 ans. Parce que c'est Totoro. J'ai l'Anneau de Pouvoir. Ouais, celui-là qui va tous les lier dans les ténèbres. Et j'ai 26 ans. En passe d'en avoir 27. So fucking what ? Je suis un Geek, et fier de l'être.
J'ai rêvé d'être un Goonie, j'ai rêvé d'être un Jedi, aujourd'hui, je rêve d'être un Time Lord. J'aime mon imaginaire, je le trouve plus beau que la réalité. J'aime aussi me cultiver, apprendre de nouvelles choses inutiles aux yeux du monde là où, au mien, savoir qui du soleil ou de la lune tourne autour de la Terre ou je-ne-sais-quoi encore, est soporifique et absolument dispensable.

Bref, il me semble avoir déjà fait le tour de la question Geek il y a fort longtemps, et pourrais sans doute y revenir tant le sujet est vaste et mérite d'être réexpliqué à tous ces petits cons se prétendant l'être pour la simple et (pas du tout) bonne raison qu'ils jouent à des jeux vidéo ou autre argument ne tenant pas la route une seule seconde. Bisou mon garçon, t'es un crétin et tu mérites la potence !

Non, là n'est pas le sujet. L'idée était simplement d'expliquer que je suis un passionné, et que cette passion définit qui je suis. Je rêve de méta-crise, et ça me rend un peu plus intéressant que celui qui rêve d'avoir une plus grande piscine. Mais je ne suis pas non plus là pour me la raconter. Si je suis là, c'est pour essayer de comprendre comment fonctionne le cerveau d'un abruti congénital à qui l'on a remplacé le cœur et le cerveau par des pièces mécaniques d'une voiture.
Nous voilà sur le deuxième fois. Les morceaux se recollent.

Je suis un Geek donc. Visiblement c'est drôle. "Ha ha le Geek, lol, trop drôle, wesh t'as vu ? Tac tac représente !" Savoir que le cinéma n'est pas juste du divertissement, mais un art à part entière qui se doit d'être analysé mérite qu'on me pointe du doigt, qu'on me traite de pisse-froid et autres imbécillités que je n'ai pas pris la peine de retenir, car vous savez, moi, les idiots, je ne leur accorde absolument aucune importance. En fait, ce qu'il y a d'intéressant dans tout ça, c'est que visiblement, faire preuve d'une réflexion intellectuelle, c'est mal vu chez certains. Ceci expliquant beaucoup de choses !
Mais malgré tout, il y a quelque chose de drôle qui ressort de ça. Lorsque le type qui pointe du doigt ta passion débordante est le genre de type que j'ai décrit plus haut. Celui qui aime sa voiture plus que "sa p'tite femme" puisqu'il le place dans cet ordre. Mais ne comprend-il pas ? Ma passion débordante pour l'imaginaire (on va résumer tout ça par ce mot, sinon, je m'en sors plus) est en fait la même que la sienne pour sa voiture. Ce type qui se prosterne devant son véhicule et passe plus de temps à le laver qu'à se laver lui-même, se permet de me prendre de haut ? Monumentale erreur !
Je m'adresse donc directement à toi, l'imbécile : nous avons chacun une passion, et oui, elles ont une grande différence. Cette différence, c'est que la mienne me fait évoluer. La tienne ne te permet que de te déplacer.
Alors, tu veux toujours continuer à me prendre de haut ? Je te propose donc une solution très simple : si tu es parfaitement idiot, s'il te plait, ne parle pas des autres. Reste dans ton coin, et surtout ferme ta gueule. Nous – et je ne parle pas que des Geeks –, on en serait plus que ravi.

La parenthèse pour les idiots étant refermée, je peux recommencer à m'adresser à des gens qui, je l'espère, ont un QI dépassant leur température annale.

Ne nous voilons pas la face : je ne comprendrai jamais la passion des gens pour leur voiture. Pour moi, cela n'a aucun sens. Mais une autre chose n'en a pas : juger. À quoi bon perdre mon temps à pointer du doigt quelqu'un qui a une passion différente de la mienne ? Après tout, les gens font ce qu'ils veulent, et considérant le temps et l'énergie que j'accorde à mes passions, il serait stupide de ne pas accorder aux autres d'avoir la leur.
Malheureusement, certains semblent avoir du mal avec ce concept, d'où mon obligation de caricaturer la passion des autres (et du coup, de ceux qui sont plus ouverts d'esprit que les quelques imbéciles visés – désolé les gars, vous partagez une passion avec des cons. Mais rassurez-vous : chez les Geeks, nous avons notre lot de débiles aussi). Cela étant, ça me permet aussi de conclure par un point important, qui me semble donc obligé d'être répété : faire preuve d'une réflexion intellectuelle, c'est mal vu chez certain, et cela explique beaucoup de choses !


Ah oui, au fait : si j'étais pas là, c'était pour une bonne raison. J'étais trop occupé à me prendre pour un écrivain. Donc si vous êtes gentil, achetez mon premier roman ! Ça s'appelle "Impact", et ça parle d'un détective privé dépressif et alcoolique qui mène une enquête. Y a des blagues dedans, mais pas trop. Puis c'est badass, et violent bien comme il faut. Et y a même de l'amour. Car moi, mes romans, je les aime avec de la romance et des coups de pieds dans la gueule.
Bref, vous allez là mes chéris : http://www.edilivre.com/doc/559694 !
Pour un roman acheté, une place dans mon cœur offerte !
J'vous aime !

31 décembre 2013

THE MORTAL INSTRUMENTS: CITY OF BONES de Harald Zwart

MortalInstrumentsPoster2013, c'est fini ! Et si j'ai parlé du meilleur (ouais, pas tout, mais y a "Cloud Atlas" et "Gravity", même si ça ne pardonne pas l'absence de "La désolation de Smaug" ou de "The World's End", je le concède), ainsi que de quelques-unes de ces innombrables bouses (la liste est trop longue), il me fallait partir sur du lourd. Ç'aurait pu être "Smaug", c'est vrai. J'aurais pu passer des paragraphes entiers sur le génie de Peter Jackson prenant 15, voire 20 minutes, pour laisser apparaître le dragon, le dévoilant petit bout par petit bout jusqu'à un final grandiose où l'on se rend compte à la fois de son ampleur, et du fait qu'on n'avait en réalité jamais vu de dragon au cinéma. Mais ça, ce sera pour plus tard.
Nan, aujourd'hui, j'ai une terrible envie de me marrer. Pour ce faire, quoi de mieux que le monde merveilleux des productions nazes cherchant à tout prix à être "le nouveau Twilight" ? La réponse est simple mes enfants : rien !

Bienvenue dans un monde où l'on adapte tout et n'importe quoi à condition que ça puisse remplir les conditions ayant fait de "Toilettes" (c'est pas ça le titre français ? Ah bon. Pourtant, c'est sa place) un succès. Love story insipide ? Check. Vampires ? Check (un quart de seconde, mais check quand même). Loups-garous ? Check. (D'ailleurs, ce sont des bikers qui, lorsqu'ils se baladent en groupe, le font dans un bus scolaire. Classique.) Voilà, les conditions sont presque remplies. On y ajoute donc un scénario écrit par une mongolienne, et un réalisateur qui a commis "Agent Cody Banks", "La panthère rose 2" ou encore le remake de "Karate Kid" (où y avait pas de karaté, mais du kung fu. Va comprendre). Bref, une belle équipe de branleurs avec un casting de jeunots sans charisme (mention spéciale à Jamie Campbell Bower, déjà présent dans "Twilight" !) et quelques seconds rôles de talent dont on se demande ce qu'ils viennent foutre là (Kevin Durand, le Keamy de "Lost", ou encore Aidan Turner, le Kili du "Hobbit" – Keamy, Kili, c'est drôle, non ? Non. D'accord.)
Quoi qu'il en soit, ça y est, on l'a notre gros tas de merde de 2013. Mieux que "Beautiful Creatures" et "The Host" réunis. Alors que faire pour se distinguer ? Ben on va faire simple : en plus des vampires et des loups-garous, on va, en bonus ultime, ajouter des démons et autres sorciers. Et le triangle amoureux ? Oh oui, il y sera. Mais encore une fois, on ne peut pas s'arrêter là-dessus. Du coup, ils seront 4 dans cette histoire ! Parmi eux, un homo refoulé. Véridique. Mais je le sens, ce n'est absolument pas assez, et vous en voulez plus ! Très bien, mais accrochez-vous alors car il y a un frère et une sœur impliqués dans cette affaire de cœur. Oui, tout à fait. D'ailleurs, ils auront droit à la scène de baiser la plus clichton possible, avec chanson sirupeuse et un arrosoir automatique pour remplacer la pluie. En clair, ça va bouffer à tout les râteliers, et moi, ça me fait marrer ! Et pour ceux qui étaient en train de manger, je vous souhaite donc un bon appétit. Quant à Christine Boutin, si elle passe dans le coin, je ne doute pas un instant qu'elle n'a pas pu saisir en quoi c'était dégueulasse.

Bref, je vous souhaite à nouveau la bienvenue dans un univers merveilleux où il faut être habillée comme une pute pour combattre les forces du mal. Perso, ça me dérange pas, face à la pauvreté de la mise en scène, ça me permet de poser les yeux sur quelque chose de moins désagréable. Autre point fort de cet univers, c'est qu'il rend hommage à "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal". Et si vous n'aviez pas aimé le coup du frigo, "The Mortal Instruments" se charge de sa réhabilitation en l'utilisant cette fois pour se protéger d'une explosion de gaz. Avec les pieds qui dépassent de la porte, mais qui ne sont pas brûlés. Mais ça, c'est juste un détail, on s'en fout !

Que reste-t-il alors de cette purge ? Tout est dans la question. Deux très longues heures où le joli minois de Lily Collins ne suffit pas à pallier la vacuité de… tout en fait. Alors, qu'est-ce qu'on en fait ? Bah on le balance à la poubelle si on tombe dessus (même si t'es en magasin, hein. Tu vides le rayon, tu fous ça dans la poubelle, et tu te casses !), ou alors, si votre sœur est conne (ce dont je ne doute pas), vous pouvez le lui offrir, ça fera joli à côté de son coffret "Twilight". Après tout, cette merde a été faite pour elle, alors pourquoi s'en priver ?

29 décembre 2013

Grumpy Seb - 2013, l'heure du bilan !

C'est la fin de l'année, et l'absence de propos qui n'intéressent personne se faisant fortement ressentir, je me devais de ressortir ma plume numérique pour l'envoyer dans quelques yeux mal tombés. Du coup, ayant vu passer pas mal de possibilités de sujets pour d'innombrables billets, j'ai pensé faire simple et pas du tout original avec un bilan. J'imagine tout de suite les ringards repenser à une certaine chanson, mais comme je suis un homme de goût, je ne me ferai pas l'affront de l'écrire. Sachez juste, vous qui avez pensé à cette chanson, que je vous conchie.

Bref, bienvenue en 2013, et bon débarras. Une année où le monde devient de plus en plus raciste (de toute façon, on sait tous que les noirs n'ont pas d'âme), où l'Espagne fait un bond de géant en arrière en disant non à l'avortement (dites-vous que le monde est déjà rempli de trous du cul avec l'avortement… imaginez maintenant sans !), et visiblement, le mariage gay, c'est pas la folie en France. Un comble quand on sait qu'un terme péjoratif (oui, exactement, faut pas se voiler la face !) pour parler d'un homo est "grande folle" (oui, je fais de l'humour parfois). Mais pendant que la France se déchire, je me remémore ce qu'il s'est passé il y a dix ans en Belgique. Tout du moins, j'essaie, car je n'en ai pas la moindre idée, puisque je n'ai rien vu venir. Je suis simplement allé me coucher un jour alors que le mariage gay n'était pas autorisé, et le temps de me lever le lendemain, deux hommes ou deux femmes pouvaient commettre l'irréparable.
Voici comment j'imagine la situation :
— "Eh, Raymond, le mariage gay ?"
— "Ouais ben quoi ? On s'en fout, c'est naze le mariage. Allez, magne toi le cul, j'ai la dalle moi."
— "Ouais, faut juste que je termine ça. Je l'autorise du coup ?"
— "Mais ouais, vas-y, on s'en fout putain ! Ça n'a pas d'importance, c'est qu'un mariage !"
— "Bon ben voilà, c'est fait. Allez, on va se boire une bière !"
Le triomphe de l'amour sur le reste, ou bien les ravages de l'alcool, je vous laisse seuls juges.
Pendant ce temps, et puisqu'on est en Belgique, parlons de l'imbécile numéro 1, celui qui plait, mais qui n'a aucun talent, j'ai nommé Stromae. Ce mec-là qui pourrait déféquer sur un plateau télé et se voir attribuer l'adjectif "génie" une nouvelle fois. Car oui, lorsque Stromae fait une chose que l'on voit tout le temps depuis 50 ans, on en parle comme d'une révolution. Très bien. J'ai pas compris, mais très bien. Celle qui n'a pas cette chance, c'est la petite Miley Cyrus. Sachez-le : il y a plusieurs années, alors qu'elle avait 16 ans, j'avais prédit son avenir. Tout est en train de se produire, à une petite exception près : aucune trace de sex tape pour l'instant. Mais j'ai confiance, ça va venir.
Bref, Miley. La Disney Stupid Twat For Morons totalement partie en couille, et arborant une coupe de cheveux improbable (déjà qu'elle est moche au départ, ça n'aide pas beaucoup…), et ne sait visiblement plus trop quoi faire de sa langue ni même ou la mettre. C'est triste. Et c'est même un peu sale pour tout dire. Le fait est qu'elle a probablement réalisé (enfin !) qu'elle faisait de la merde, du coup, elle s'essaie au camouflage. Tant qu'on parle de son incapacité à être sexy, on ne parle pas de sa "musique", et ça, ça l'arrange. Donc lorsque l'on verra Stromae faire un twerk à Maître Gims, on saura pourquoi ! En attendant, on doit se farcir la p'tite Cyrus s'allumant un joint à la télé… à Amsterdam. Niveau rébellion, sur un échelle de Lorenzo Lamas, elle vient d'atteindre le statut Bobby Sixkiller. Pas certain qu'elle aille plus loin. (ATTENTION ! La vanne qui précède parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîtrent. Les autres : you can google it !)
S'allumer un joint à la télé donc. J'ai déjà vu ça y a 15 ans, lorsque c'était encore un minimum transgressif. Aujourd'hui, c'est juste pathétique et prouve ô combien elle essaie tant bien que mal d'exister médiatiquement. Le pire, c'es que ça marche. Et pire que ce pire, c'est que moi-même, je suis en train d'en parler, la faisant ainsi exister. Passons donc au sujet suivant, voulez-vous ?

2013, l'année des muses, de l'inspiration retrouvée, des terrains inconnus parcouru allant des plaines de l'Ouest sauvages aux ruelles les plus pourraves de Liberty City ou Los Santos. Et si vous pensez avoir compris, détrompez-vous, ceci étant la partie ésotérique de ce billet, une partie qui n'a d'autre but que dire que j'ai, moi aussi, fait des trucs cette année. Mais je ne vais certainement pas m'étendre sur le sujet, cela n'intéressant visiblement personne. La culture, la connaissance, tout ça, au fond, tout le monde s'en fiche. Un conseil pour 2014 : n'essayez pas d'offrir quoi que ce soit aux gens qui pourrait titiller leur curiosité. Ils n'en ont pas. Ils préfèrent garder le nez sous le capot et la bite dans le pot d'échappement. Promis, je ne vous parlerai pas pendant des heures de "Gravity", et des raisons qui font de ce film une œuvre à part qui est une date dans l'histoire du cinéma. Après tout, qui veut m'entendre parler de la conception d'un film ? À part des cinéphiles, il faut bien avouer que la réponse est personne. D'ailleurs, les cinéphiles en question, ils en savent tout autant, voire même plus que moi pour certains. Du coup, la conversation n'a que peu d'intérêt, c'est pourquoi nous allons nous recentrer sur "les autres". Ni ceux de "Lost" ni ceux qui se font appeler ainsi par Nicole Kidman alors que c'est elle et ses enfants qui le sont (oh, t'as vu le spoiler ?). Non, rien de tout ça. Je parle de monsieur tout le monde. Le pote, le membre de la famille, le quidam qui a dit une bêtise dans un lieu public et que je dois corriger.
Je parle des gens qui ont fait du "Gangnam Style" un succès en 2012. Ceux-là même qui ont fait de "What Does The Fox Say" un succès en 2013. Ces gens pour qui la dignité n'est rien de plus qu'un mot dans le dictionnaire, et ne se poseront jamais la question du bon goût. Des gens dont je ne souhaite pas la mort, car finalement, ce serait trop doux. Ils méritent tellement pire. Non, vraiment : pourquoi les éduquer ? Après tout, la seule chose qui les intéresse, ce serait que je prenne 10 minutes, voire moins, pour démolir cet abruti de Robert Rodriguez. Au moins, c'est divertissant et ça ne demande aucune réflexion quelle qu'elle soit. Un peu comme Martin Scorsese montrant le culte du pognon et de la bêtise humaine dans son dernier film, "Le loup de Wall Street", et est pris au premier degré par tout un tas d'abrutis pas foutus de réfléchir plus de trente secondes. "S'il le montre, c'est qu'il le cautionne" disent-ils. Oui, c'est ça. Et appelle ta mère que j'te r'fasse, veux-tu ?

2013 était une année de merde pour la condition humaine. Pire que 2012 qui était déjà pire que 2011. Nous évoluons dans un monde où des gens d'une vingtaine d'années écoutent et aiment One Direction ou Justin Bieber (alors que les soundtracks de pornos s'avèrent être de meilleure qualité, c'est dire !). Ceci ne paraît être qu'un détail insignifiant, et mon alarmisme exagéré, mais je tiens à rappeler que ces gens-là sont notre avenir. Vous voulez vraiment devoir voter entre un fan de Bieber et un fan des Wanted à une prochaine élection Présidentielle ? On y arrive. Doucement, mais sûrement. Alors oui, 2013 était une année de merde, mais préparez vous car 2014 sera pire !

Le Nouvel An approche. Fondamentalement, on s'en cogne, car ce ne sera jamais qu'un mercredi comme un autre. Un milieu de semaine qui lance un nouveau mois lançant une nouvelle année. Une raison pour certains de faire la fête et se torcher la gueule. Mais avez-vous seulement besoin d'une occasion spéciale pour ça ? Si c'est là votre seule raison d'être, ne cherchez pas d'excuse, vous ne le faites pas le reste de l'année. Soyez digne. Au moins une fois dans vos vies. Ça vous changera. L'effet peut sembler étrange, mais on se sent bien après ça, croyez-moi.
Quoiqu'il en soit, je vous quitte. 2014 approchant, et l'explication quant à la non-mort de Sherlock Holmes avec lui, je m'en vais nourrir mon cerveau. Après tout, j'ai bien laissé Noël s'occuper de mon cœur lorsque Matt Smith a fait ses adieux pour laisser la place à Peter Capaldi. Je ne fais que suivre une certaine logique me faisant attendre Pâques avec une certaine excitation, et l'espoir secret (qui, du coup, ne l'est plus) qu'on s'occupe de mes couilles.
Allez, si vous faites la fête, n'oubliez pas de prendre une banane. Et, pour 2014, comme dirait l'autre : allons-y !

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11 novembre 2013

Grumpy Seb - 50 nuances de grosses bites

Vous m'excuserez ce titre racoleur qui manque autant de classe qu'il est vulgaire, mais puisque c'est ce dont il va s'agir, autant ne pas se voiler la face et foncer tête baissée tel un gland pénétrant un vagin. Bref, cette façon de ne pas tourner autour du pot (ou du trou de balle pour rester dans la thématique), c'est un peu comme les lectrices (sérieusement, y a-t-il un seul mec qui a lu ce truc ?) qui, visiblement, sont plus intéressées par l'intrigue et l'aspect psychologique de la chose que par le fait que ça parle de cul plus ou moins dix-sept fois par page. Non vraiment. La lectrice de "50 Shades of Grey" aime le livre pour sa qualité littéraire. À titre personnel, je regarde du porno pour réévaluer les qualités de metteur en scène de Brett Ratner, et réévaluer le cinéma de Robert Rodriguez. Chacun son truc comme dirait l'autre.

Quoi qu'il en soit, on ne me fera pas croire que se doigter en commentant le casting de son adaptation cinématographique (l'envie de foutre des guillemets quand je parle de littérature et cinéma sur cette œuvre (ainsi que sur le terme "œuvre" d'ailleurs) est presque aussi forte que mon envie de tuer le crétin qui me dit que Stromae est le nouveau Jacques Brel (eh t'as vu ? J'ai encore critiqué Stromae. Ce serait pas une obsession de ma part ?)) soit vraiment une preuve que "nan mais c'est pas juste une histoire de cul". Au passage, j'espère que je n'ai perdu personne avec toutes ces parenthèses qui, à la base, n'avaient pour but que d'introduire les guillemets. Au pire, vous relisez, parce que moi, j'en ai strictement rien à branler.
Branler ! C'est de ça dont il sera question. Car j'ai beau jouer les mecs crédules, je ne suis pas dupe. La femelle voudrait peut-être nous faire croire qu'elle s'intéresse au cinéma, mais finalement, elle ne commente jamais vraiment le talent des acteurs castés. Non, la femelle préfère commenter son cul. Comme c'est original ! En ce sens, on peut donc affirmer qui est le meilleur acteur sans que celui-ci n'ait à ouvrir la bouche. Suffit juste de lui baisser le froc, mater ses fesses et p'tête même sa quéquette, et le plus beau l'emporte ! Oscar, prix d'interprétation à Cannes, tout le bordel ! (Remarque, on ne sait pas, cette théorie s'applique peut-être. Michael Fassbender a une grosse bite, et il a du talent. Ken Jeong (que j'aime bien, hein) est tout à fait limité… et il a une toute petite bite. Dingue, non ?) Bref, on appelle ça du travail à la force du gland ! Moi, en somme, ça ne me dérange pas, mais si je voulais faire pareil, en tant que mec, ce serait vite problématique. Arrivé à la moitié des commentaires salaces voire graveleux que la femelle peut écrire à propos de ce truc tout bouseux, on me pointerait du doigt, moi et mon sexisme, car apparemment, je serais en train de traiter en objet les femmes, et ça, c'est mal. Ah, vilain macho sexiste que je suis. Oui, mais non.

Revenons à nos moutons. Et ceux-ci sont en cuir en train de se faire fouetter les testicules pendant qu'un ami se délecte en lubrifiant une batte de baseball qui fera un p'tit tour par le chemin boueux. Ces moutons, c'est E.L. James. L'auteur… enfin… y a pas un autre mot ? Bref, la meuf qui a écrit "50 Shades of Grey". Ouais, c'est mieux ainsi. Sachez donc que le point de départ de tout cela n'est rien de plus qu'une fanfiction tournant autour de "Twilight". Edward, Jacob et Bella qui font des threesomes sauvages à base de bites scintillantes au soleil et autres trucs à la con, je vous laisse imaginer, on a tous déjà vu un porno. SAUF TOI ! Ouais, je te vois là, jeune garçon/fille encore innocent(e). Cesse donc de lire. C'est dégoûtant ! Ta place n'est pas ici. Va voir, Miley Cyrus a sorti un nouveau… heu… non, j'ai rien dit. Tu peux rester finalement.
Revenons à nos morpions. Car E.L. James, c'est ça. L'une de ces mères de famille qui n'hésite pas à agir comme une pucelle de 12 ans dès que Rob Pattinson apparaît à l'écran. Pathétique, non ? En plus d'être une belle preuve de sa bêtise et de son mauvais goût, ça montre également le niveau littéraire de la chose. Avec de telles références, pas étonnant qu'on obtienne un tel résultat. En somme, nous faisons face à l'œuvre d'une mal baisée en manque de sensations fortes. De là à dire que c'est le cas de toutes ses lectrices, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas. Mais je vais quand même en faire un demi. Parce qu'il doit y en avoir un bon paquet mine de rien. Et je vous laisse faire la part des choses, hein. Je ne vais pas vous tenir la main pendant chacune de mes chroniques. Je parle d'une partie du public, bla bla bla, c'est super bien spécifié depuis le début, alors ne me sortez pas vos mongoliens : "ouais mais moi je me reconnais pas dans ce qu'il diiiiiiiiiiiit !" Bah alors ferme ta gueule ! C'est que je parle pas de toi, sale pute de merde ! Tiens, un ballon ! Va jouer au milieu du carrefour maintenant.

Hum. Pardonnez-moi cet accrochage avec mes lectrices imaginaires. Mais certaines sont vraiment connes, et parfois, ça leur fait du bien d'être mises en face de leur bêtise. Bref.

Est-il si difficile d'admettre la raison pour laquelle nous aimons quelque chose ? Si quelqu'un vient me dire que "Fast & Furious" est une saga de merde, jamais ô grand jamais je ne tenterai de le contredire. Et j'aime "Fast & Furious" (enfin, pas tous, mais on s'en tape, c'est pas le sujet ! Merde, suis un peu ! Tu fais chier à force.) Prenons donc un exemple : pourquoi suis-je allé voir le film "Spring Breakers" au cinéma ? Bon, en fait, j'y suis allé parce que j'espérais un bon film. Genre vraiment. Mais c'était pas le cas. Loin de là. Bref, moi, je suis un cas à part voyez-vous. Supérieur à vous. Car si j'ai juste envie de sortir ma bite pour lui offrir un massage (on évite le vulgaire), je ne vais certainement pas payer pour ça. Le mieux, c'est d'attendre le BDrip, ainsi tu peux zapper la gueule de James Franco et garder le p'tit cul de Vanessa Hudgens. Bingo ! J'ai fait des économies, je peux donc mettre l'argent non dépensé pour l'achat d'un nouveau clavier puisque l'autre est recouvert de ma semence (et on plonge dans le vulgaire). Oui, je pense avec ma bite. Je suis un mec après tout. Mais contrairement à une mongolienne qui paiera son ticket de cinéma parce que "machin il est trop super sexy, même qu'il m'a fait mouiller ma culotte, rho je l'aime trop, il est trop beau, je veux me marier avec lui et avoir ses bébés" (bon, soyons honnêtes : dans moins de six mois, il y aura un autre mec, mais c'est pas très grave, on n'est plus à une connerie près), j'ai un certain sens des priorités. L'argent, c'est sacré. Quitte à le dépenser pour ma bite, autant me payer une pute bordel de merde ! Au moins, je ne fais pas que rêvasser : je baise nom de Dieu !

Sache, cher lecteur, que "50 Shades of Grey" a eu droit à son adaptation pornographique. Bon, on me dira que de toute façon, même "Les Simpson" l'ont eue, donc ça paraît presque logique. (D'ailleurs, petit aparté, mais si vous allez mater le porno des "Simpson", vous êtes des gens très malsains. Et pire si vous prenez votre pied. Voilà, c'est dit.) Je me laisse donc supposer que celui-ci respectait plus ou moins le bouquin (de merde) dont il s'inspirait. Et l'ayant vu (la curiosité, tu sais), je peux vous dire une chose : c'est probablement le film de cul le plus chiant au monde. Du coup, je n'ai pu m'empêcher d'imaginer la même chose, mais sans les scènes de cul. La tristesse a envahi mon corps là où j'aurais préféré avoir un afflux de sang tu-sais-où.

Allez, soyons sérieux le temps d'un paragraphe, voulez-vous ? Si vous avez une envie urgente de baver devant Robert Pattinson ou Taylor Lautner, où est le problème ? Faites-le ! Mais ne venez surtout pas prétendre qu'un des films "Twilight" contient des qualités artistiques. Ce sont de mauvais films. Tant en terme de fabrication qu'en terme narratif puisque basé sur des livres dont la qualité littéraire est inexistante. De même, si vous êtes en manque de fantasmes, et que votre vie sexuelle n'est pas à la hauteur de vos espérances, amusez-vous autant que vous le voudrez avec "50 Shades of Grey". Encore une fois, où est le problème ? Les romans érotiques, ce n'est pas un genre nouveau, et je gloussais déjà comme un idiot en lisant des passages lorsque j'avais 12 ans. Mais ne venez pas prétendre que le livre contient, lui aussi, des qualités artistiques. "Twilight", ce n'est pas du cinéma, et "50 Shades of Grey" suivra la tendance. Mesdames, veuillez avoir l'obligeance de retirer vos doigts de vos chattes. Il est temps de ce concentrer un peu. Merci.

07 novembre 2013

WHITE HOUSE DOWN de Roland Emmerich

WHDown

J'en ai marre.
J'en ai marre de voir les films de mon enfance faire l'objet de remakes insipides. Surtout quand ces œuvres ne sont pas de simples films "pour enfants", mais justement des œuvres universelles qui ne prennent pas une ride et ont un impact encore plus fort lorsque tu es adulte et, ainsi, capable d'en saisir la portée thématique. J'en ai aussi marre de voir ce même genre de film obtenir une suite 15, 20 ans plus tard, pour réaliser que ceux qui sont aux commandes de la chose (parce qu'ils l'aiment disent-ils) n'ont rien compris à l'univers qu'ils sont en train de saloper. Et puis j'en ai marre de voir de grandes œuvres déclinées de mille et une façons, tout ça sur l'autel du Dieu dollar.
Du coup, après m'avoir cassé les couilles avec son trip auteuriste qu'était "Anonymous", Roland Emmerich a décidé de me chier à la gueule. Pas de chance connard : j'ai la diarrhée. Et je suis poète aussi. Tu peux pas test, Roland.


Car oui, dans 'White House Down', tout est un rip-off mal pensé de 'Die Hard'. Channing Tatum y interprète John Cale, parce que trouver un nom qui ne ressemble pas à John McClane était trop difficile. Du coup, il passera une majeure partie du film en débardeur blanc qui va, petit à petit se salir. Mais pas trop non plus, et avec le sang en moins, faudrait pas choquer ma grand-mère. Avec ça, il se balade dans la Maison-Blanche au lieu du Nakatomi Plaza, et y a sa fille qui fait partie des otages. Oui, parce que sa femme, elle, elle connaît sa place, donc elle est à la maison en train de faire à bouffer et faire le ménage.

Le truc, c'est que je pourrais m'arrêter là. Malheureusement, Emmerich, lui, ne s'est pas arrêté là. Il a fallu (je pense à phallus du coup, et ça m'amuse plus que le film) qu'il s'autoréférence (citer 'Independance Day', ça aussi c'est très malin), et qu'il transforme son film en… buddy movie ! Eh ouais : lorsque Tatum chope le Président des États-Unis (Jamie Foxx, aussi crédible que Brad Pitt butant du zombie dans 'World War Z'), ça devient la bonne grosse pantalonnade, et on se fout du reste. Sauf que Foxx est cool. Donc le Présent doit être cool. C'est pourquoi il portera des baskets de marque, et rien d'autre. On appelle ça la grande classe.
Face à eux, on a droit à un bad guy qui nous apprend qu'il est diabétique (c'est cool, après le crétin qui mange des carottes dans 'Die Hard 5', on reste sur sa lancée, j'aime beaucoup), et une intrigue de vengeance/manipulation/coup d'État/mes couilles sur ton menton/et autres conneries pas franchement intéressantes. Parce que oui, vous savez, dans 'Die Hard', on pense avoir affaire à des terroristes, puis on découvre qu'il s'agit de toute autre chose. Du coup, ça aussi, il faut le reproduire. Merci les gars. Même 'Olympus Has Fallen' (qui a la même idée de départ, allez relire ma review) ne se donnait pas autant de mal pour montrer sa non-originalité. Mais pas Emmerich. Lui, c'est un vieux de la vieille, il s'en bat les steaks.

Alors, oui, le film a pour lui un casting absolument génial (Jason Clarke, Richard Jenkins, James Woods, Jimmi Simpson, Lance Reddick, Kevin Rankin), mais celui-ci n'est au service de rien. Ça met déjà quatre plombes à démarrer (30 très longues minutes d'exposition inutile où l'on va suivre Tatum qui essaie de convaincre sa fille qu'il est cool – parce que tu vois, McClane, lui aussi avait des problèmes avec sa femme !), et une fois que l'action est là, y a pas grand-chose de très palpitant. PG-13 oblige, ça reste très correct dans son déroulement, à peine divertissant tout au plus. Bon, c'est sûr, c'est moins pire que 'Die Hard 5' et plus regardable que 'Olympus Has Fallen', mais ce n'est pas suffisant pour réévaluer sa qualité. Le truc, c'est que 'White House Down' n'est pas assez intelligent pour être bien, et n'est certainement pas assez con pour être fun. En fait, le film pourrait se résumer en une scène : Channing Tatum qui cause avec un écureuil. Voilà.

Maintenant, je pose une question très sérieuse : comment peut-on prétendre aimer 'Die Hard' (je parle bien sûr du travail de John McTiernan) et trouver ne serait-ce que sympathique la suite/merde qui nous a été livrée cette année ? Comment peut-on prétendre aimer 'Die Hard' et voir en 'Olympus Has Fallen' et 'White House Down' des divertissements sinon excellents, au moins de qualité, qui en sont de dignes héritiers ? Comment peut-on prétendre que ces choses-là ont "l'esprit 'Die Hard'" ? Comment peut-on simplement oser les mettre dans la même catégorie ? Comment peut-on être fier d'avoir apprécié ça ? La réponse est bien simple : parce que vous n'avez décidément toujours pas compris ce qui faisait de 'Die Hard' le chef d'œuvre qu'il est.
'White House Down' est à ranger dans votre DVDthèque, catégorie poubelle.

Fin »