Brandissant sa plume telle une épée, prêt à combattre la bêtise humaine, l'homme qui confond sa verve avec sa verge (oh, ça commence bien dis donc…) est de retour, plus asocial et détestable que jamais. Non, je n'aime toujours rien ni personne, et pour tout vous dire, je pense que mon cas s'est même aggravé avec le temps. Logique me direz-vous : plus le temps passe, plus je rencontre du monde. Et pire : plus le temps passe et plus les gens changent. Du coup, le peu d'estime que tu peux avoir pour quelqu'un s'estompe pour se transformer en une sorte d'effarement constant où le facepalm devient si fréquent que tu finis par confondre le revers de ta main avec ton front.
Bref, sortez vos bites et faites sonner les trompettes : Grumpy Seb est de retour !

Comme vous l'aurez constaté, il n'y a pas d'images ici. Pas de sons non plus. Juste des mots ("encore des mots, toujours des mots" comme dirait l'autre). C'est ainsi que j'effectue mon retour, et si ça te plait pas, de toute façon, personne te force à lire. Donc si t'es pas content, au pire, tu vas te faire foutre, moi, c'est pas mon problème.
Mais pourquoi des mots multicolores ? Tout simplement parce qu'on n’est pas des tapettes comme dirait l'autre crétin de Tony Parker, lui qui mérite son propre billet. Non, des mots de toutes les couleurs, car les bleus, je les laisse aux gonzesses. On n'est pas là pour faire dans le sentiment, et si je vous fais chialer à l'issue d'un papier (ça marche ça, sur le web ? On peut dire "papier" ou pas ? Nan parce que si c'est pour venir me casser les couilles dans les commentaires, on laisse tomber directement et je vais étudier la terminaison correcte et concrète d'un mot pour employer le vocabulaire le plus adéquat à la situation – mais même à ce moment-là, y aura toujours un connard pour m'emmerder parce qu'il n'a pas compris le mot en question, du coup, on se retrouve dans un cercle infernal et on va tous mourir comme les pauvres merdes que nous sommes, les uns assassinés par les autres qui, pris de remords, se suicideront ! Oh le beau bordel.
Je reprends.
Pas de sentiments ici. Si l'un d'entre vous se met à chialer à l'issue d'un papier, j'espère que ce se sera de rire ou de consternation. Si je vous émeus (comme la vache ? AH AH AH ! T'as vu ? On va s'marrer ma salope !), c'est contre ma volonté. Je n'y suis pour rien. Vous êtes responsables de votre fonctionnement lacrymal, pas moi. Au pire, un jour, je vous laisserai le numéro de mon avocat, et ainsi, nous pourrons avoir une longue discussion qui finira, je l'espère, par un coup de batte de baseball dans le bide et un enterrement digne de ce nom dans un désert.
Soit.

La vraie question est maintenant de savoir quel est le but exact de ce premier billet. Je me pose moi-même la question. C'est absurde, nonsensique, pas très intelligent (comme vous, comme moi, comme nous), et surtout pas très intéressant (comme vous. Moi, ça va.), il faut bien l'avouer. En fait, c'est un billet qui dit tout simplement que le processus de retour est opéré. Certains anciens sont ravis de cette annonce, et leur ravissement me met en joie. Ça sent la partouze, et j'aime cette odeur de cyprine mêlée… OK, ça devient trop imagé, on placera la limite juste là donc.
Tu marches dans la rue, Girls in Hawaii dans les oreilles ("I'm Not Dead" de l'album "Everest", signe du destin ?), et accosté par des gens qui te reconnaissent (enfin, un. L'autre ne savait pas qui j'étais. L'enculé !), l'envie renaît. Pourquoi j'ai arrêté déjà ? Le temps, l'envie, la lassitude, tout ça. Et pourtant, depuis quasiment 18 mois que je n'ai pas écrit de nouveau billet, les coups de gueule étaient toujours là, mais digéré autrement. Ravalés en réalité. Marre de gueuler, marre de constater l'étendue des dégâts. Les combats perdus d'avance ont-ils vraiment une raison d'être ? J'aurais tendance à dire que non. Après tout, c'est logique : le courage, lorsque l'on entre sur un champ de bataille, n'a de valeur que si l'on croit pouvoir vaincre. Dans le cas contraire, c'est un suicide. Mais tu sais quoi, l'Internaute ? à trop regarder ce monde et le chemin qu'il emprunte, je me dis que plus rien n'a d'importance, et pianoter sur mon clavier ne me fera, dans le pire des cas, que perdre mon temps. À titre personnel, je considère plutôt cela comme de l'occupation.

Préparez-vous donc à vous sentir visés lorsque je ne parlerai pas de vous (comme lorsque je me paie la tête de trois gamins de 13 ans pour me retrouver avec une cinquantaine de types plus âgés qui m'insultent après avoir pris la chose pour eux (dois-je vraiment préciser le ridicule de la situation les gars ?)) et surtout, à ne pas calculer le fait que je sois vraiment en train de me payer vos têtes.
En bref : salut bande de salopes, moi c'est Seb et je suis de retour. On baise ?